Andrea,

Je ne sais pas vraiment par où commencer. Avant tout, avant de t'annoncer la moindre chose, je me maudis d'être aussi lâche et aussi égoïste pour te faire passer le message via un morceau de papier, un vulgaire morceau de papier qui va sûrement mettre fin à toutes les années que nous avons passées ensemble. Je n'ai jamais été comme toi Andy, je n'ai jamais été aussi courageux que tu ne l'es...
Nous nous connaissons maintenant depuis 3 ans. Notre première rencontre remonte à mon premier jour de lycée, tu te souviens ? On avait alors 15 ans. Je n'étais pas nouveau car j'ai toujours habité ici, à Bolton. Ce jour là, j'étais avec des amis à moi, en train de rire au fond de la classe. C'est quand je t'ai vu, assise au premier rang, le premier jour de ma vie de lycéen, que j'ai su que tu étais celle qui changerais tout, celle qui mettrait fin à cette routine qui était venue s'installer dans ma vie. Alors, de fil en aiguille nous avons fait connaissance jusqu'à en devenir inséparables. J'ai alors appris beaucoup sur toi. A la mort de ton père, ta mère ne voulait plus rester dans votre maison et ressasser les souvenirs. Alors vous êtes parties toutes les deux pour Bolton. Tu as du quitter tes amies, ce que t'avais construit pendant 15 années, 15 longues années...Et tu ne peux pas savoir à quel point j'ai toujours essayé d'être là pour toi quand il fallait Andy. Notre histoire a vraiment commencé un 6 Octobre, le jour ou nous nous sommes embrassés pour la première fois ! C'est vrai qu'on a toujours été bien ensemble. Alors, tout s'est enchaîné, nous passions des jours merveilleux et je ne te remercierai jamais assez pour tout ce que tu m'as apporté. Tu as chamboulé ma vie, plus qu'aucune autre personne n'aurait pu le faire en un temps si court ! C'est vrai qu'on est jeunes, mais je ne t'ai jamais menti sur mes sentiments...
J'ai commis un acte qui prouve que je ne serai jamais à la hauteur de l'amour que tu portes pour moi. Depuis nos 15 ans nous avons toujours été ensemble, je t'aime depuis ce jour et je ne cesserai jamais de t'aimer. Tu m'as tellement prouvé à quel point tu tiens à moi que te dire ce qui va suivre me fait d'autant plus mal... J'ai pris une décision. Vraiment à regret. J'espère que tu ne m'en voudras pas trop et que tu me pardonneras un jour...Je l'espère vraiment du fond du c½ur.
Tu sais que mon grand rêve, mon ambition est de devenir musicien. De faire carrière dans un groupe, d'être reconnu et brûler les planches. Toi tu veux devenir journaliste, faire carrière dans un grand magazine, que les gens reconnaissent ton talent (et tu en as tellement Andy !). Quand j'y repense, notre plus grand point commun est notre ambition. Si je regarde en arrière, nous avons toujours été là l'un pour l'autre. J'ai été là pour t'aider à surmonter la mort de ton père, et tu étais là dans tout ce que j'ai tenté pour faire carrière. Seulement mon but me semble plus difficile à atteindre que le tien. C'est pour cela que, tu me l'avais dit toi-même, je dois "profiter de toutes les opportunités qui s'offrent à moi, même si cela peut remettre un jour ma vie en cause".
Andy, j'espérais ne jamais avoir à t'annoncer une nouvelle de la sorte, encore moins à travers une feuille de papier et un pitoyable stylo. Une audition a eu lieu pour former un groupe, et j'ai été sélectionné. C'est un mec qui à 18 ans comme moi et qui s'appelle Tom. Il a des contacts avec une maison de disques car il a déjà essayé de rentrer dans un groupe. Il n'a pas été pris mais la maison de disques a tellement aimé ce qu'il fait qu'ils ont gardé contact. On s'est déjà rencontrés et ses compos sont vraiment bien, c'est un mec génial ! Il m'a demandé de le rejoindre pour commencer à chercher les autres membres de notre « groupe » car il a déjà repéré 2 mecs apparemment géniaux : Douglas et Harrold... Je ne peux pas passer outre...cela m'est purement et simplement impossible.
Seulement Tom habite à Londres. Ce qui signifie que si je veux réaliser mon rêve, il me faut partir. Tu me connais comme si tu m'avais fait (une de tes nombreuses expressions d'intello), et tu sais que je suis trop attaché à Bolton, à mes amis, à ma famille et surtout, surtout à toi. Que ce soit le Starbucks du coin de la rue dans lequel nous nous sommes réfugiés le jour ou il pleuvait à torrent et que nous avions décidé d'aller nous promener, les écureuils de notre parc, le cinéma (lieu de notre premier rendez-vous) ...quitter mon univers me demande un effort surhumain. C'est pourquoi j'ai voulu couper les ponts au plus vite, en ne disant rien à personne pour éviter les effusions, les pleurs, les larmes, tout ce que je déteste. Ma famille est au courant et Dieu sais à qu'elle point elle voulait que je te mette au courant aussi, ma mère t'apprécie tellement, tu es celle qui rend heureux son fils, vous vous êtes toujours bien entendues. Tu es donc, à ce moment même, l'une des seules à savoir que je vais habiter à Londres. Et je te confie la lourde tâche d'annoncer la nouvelle à tout le monde, à tous nos amis.
Tu dois me détester à l'heure qu'il est, me mépriser, tu as peut-être même déjà déchiré cette lettre. Sache que moi Andy, je t'aime plus que tout et j'ai vraiment le c½ur brisé à l'idée de ne pas te voir pendant longtemps, de ne peut-être même plus jamais te voir. Je préfère vraiment couper tout lien, pour surmonter cette épreuve le mieux possible, pour essayer de me persuader que ce que je suis en train de faire est la bonne décision. Je suis parti sans t'en parler avant car je sais que si tu avais été là, devant moi, je n'aurais jamais pu partir. Cela aurait été trop dur de te faire souffrir. J'espère vraiment que tu comprendras. C'est la décision la plus horrible que j'ai eue à prendre dans ma vie. Quand tu rentreras, tu trouveras cette lettre, et moi, moi je serais déjà parti. J'aurais tellement aimé que tu viennes avec moi, mais je ne pourrais jamais te demander de choisir entre ton avenir et moi, ce serait trop égoïste...Je souffrirais d'autant plus de ta réponse car je sais à quel point ton ambition de devenir journaliste est grande. Tu peux me haïr, car à ce moment précis, je me haïs moi-même.
Mais je t'en supplie...Ne m'oublie pas tout de suite car moi je ne t'oublierais jamais.
Je t'aime Andy. Pardonne-moi.
Danny




La lettre tomba de ses mains tremblantes. Elle ne prenait pas conscience de ce qu'il lui arrivait. Dan', Danny ne pouvait pas être parti. Pas sans elle. Il avait toujours été là pour elle, l'abandonner et partir comme ça, partir pour Londres, si loin...
Mais il l'avait abandonnée. Il était bel et bien parti.
Ses jambes ne la portaient plus, ses yeux s'embuèrent. Elle commença à trembler.

« Andy ? Qu'est ce qui t'arrive ? »

Andy regarda son amie sans vraiment la voir. Lisa faisait pratiquement partie de son environnement quotidien, mais là elle ne pensait qu'à une seule chose.
Ou plutôt à une seule personne.

- Andy. T'es toute blanche...Assieds-toi. J'vais te chercher à boire.
- Liz'...C'est pas la peine. J'irai mieux demain.

Elle éclata en sanglots.







« PS : Toute personne désirant être prévenue d'une suite le sera si et seulement si elle laisse un commentaire sur l'article précedent. Laissez nous l'espoir de croire que notre fic' est bien :) »

# Posté le vendredi 02 janvier 2009 12:32
Modifié le samedi 31 janvier 2009 04:51

Résumé du chapitre 1 : Andrea Thomson et Lisa Sachs, deux jeunes amies de 18 ans à peine, viennent de rentrer d'une journée entre filles dans la ville de Bolton. Tandis que les filles entrent dans l'appartement que partage Andrea avec son petit ami et grand amour Daniel Jones, appartement qu'elles avaient quitté pour le week-end, Andrea tombe sur une lettre de Danny lui annonçant son départ pour Londres, histoire de faire carrière dans ce qu'il a toujours voulu faire : la musique. Danny a trouvé son groupe (composé de trois jeunes hommes nommés Tom, Harrold et Douglas) et a choisi, au grand regret d'Andrea, sa passion plutôt que leur amour. Andrea en a le c½ur brisé et ne sait pas comment réagir, elle qui vivait un amour fusionnel avec Danny...

Résumé du chapitre 1 : Andrea Thomson et Lisa Sachs, deux jeunes amies de 18 ans à peine, viennent de rentrer d'une journée entre filles dans la ville de Bolton. Tandis que les filles entrent dans l'appartement que partage Andrea avec son petit ami et grand amour Daniel Jones, appartement qu'elles avaient quitté pour le week-end, Andrea tombe sur une lettre de Danny lui annonçant son départ pour Londres, histoire de faire carrière dans ce qu'il a toujours voulu faire : la musique. Danny a trouvé son groupe (composé de trois jeunes hommes nommés Tom, Harrold et Douglas) et a choisi, au grand regret d'Andrea, sa passion plutôt que leur amour. Andrea en a le c½ur brisé et ne sait pas comment réagir, elle qui vivait un amour fusionnel avec Danny...
Daniel était parti. Sans elle. Lisa, qui ne comprenait décidément rien à la situation, s'assit à coté d'elle et entreprit de la réconforter du mieux qu'elle pouvait. Elles avaient passé une journée formidable : elles rentraient de chez Liz', ayant passé le week-end là-bas, et avaient fait tous les magasins du Centre Commercial de Bolton. En rentrant chez Andy & Danny, elles avaient trouvé une lettre posée sur la table basse du salon. Signée Danny. Andy l'avait lue et maintenant, les larmes avaient pris le dessus...

- Andy, qu'est ce qu'il se passe?
- Il...il est parti...sans...
- Il est parti ? Danny ? Où ça ? Pourquoi ?

Andy suffoquait. Elle avait trop de larmes, trop de larmes qui voulaient toutes sortir en même temps. Elle enfouit sa tête entre ses mains et laissa libre cours à ses larmes – du moins à celles qui commençaient à sortir. Elle lui en voulait d'être parti certes, mais elle lui en voulait surtout de lui avoir préféré sa passion. Elle savait que c'était égoïste mais c'était comme ça. Elle l'aimait. Lui apparemment ne l'aimait pas autant qu'il aimait sa musique...
Elle se prit à détester ces gens sans même les connaître. Douglas, Harrold, et surtout Tom.
Ils lui avaient volé Danny.

- Andy explique moi !

Sans un mot, elle lui tendit la lettre. Lisa, confuse, la lit. Au fur et a mesure de la lecture, ses yeux s'agrandissaient. Elle était assez proche de Danny et rien dans son comportement des dernières semaines n'annonçait une décision pareille...

- Andy calme toi. Assieds toi, je vais chercher ta, ta mère.
- Mais que veux tu qu'elle y fasse ?
- Je sais pas, je...
- Liz' il est parti merde ! Tu crois vraiment que ma mère va le faire revenir ?!
- Andrea calme toi! Assieds toi juste alors!

Elle s'était levée sans s'en rendre compte. Elle n'écouta pas les conseils de son amie et se dirigea vers la fenêtre, jetant un coup d'½il à la vue qu'elle avait de Bolton de cet appartement. Quand elle était venue le visiter avec Danny pour la première fois, il avait tout de suite été charmé par cette vue magnifique. Elle avait choisi cet appartement en regardant le regard pétillant de Danny, son regard brillant, tandis qu'il regardait par la fenêtre.
Mais il n'en avait pas profité longtemps, de cette vue. Après le Bac, c'est-à-dire dès qu'ils avaient commencé à vivre ensemble, il y avait juste quelques mois de ça, il avait commencé à cavaler à droite et à gauche. A passer des auditions pour son groupe. A mettre des annonces un peu partout dans la ville et à passer son temps dans les cyber-cafés pour trouver des groupes car ils n'avaient pas Internet « à la maison »...Les larmes revinrent. Elle se demanda pourquoi est-ce qu'il était aussi impulsif, aussi têtu. Oh, ils allaient devenir célèbres, elle en était certaine. Mais à quel prix ?
Et lui qui lui reprochait d'être trop investie dans son travail...
Elle regarda Liz'. Elle avait l'air vraiment, comment dire ? Secouée, elle aussi. Elle était très proche de Danny. Ses mains tremblaient tandis qu'elle remplissait un verre d'eau à son amie. Il était important pour elle, et Lisa, choquée, ne savait pas vraiment comment réagir. Voir son amie dans ces états était très dur pour elle, d'autant qu'elle savait à quel point l'amour de Danny et Andy était fusionnel. Mais loin des yeux, loin du c½ur...Une pensée effleura Lisa : et si Danny ne revenait pas ?

Andrea avait rencontré Lisa le premier jour de cours, à Bolton. Elle était nouvelle elle aussi, mais elle paraissait tellement confiante, tellement sure d'elle. Le professeur de biologie les avait mises ensemble pour le premier cours – l'orthographe de leurs noms les avaient destinées, elles se suivaient dans l'alphabet. Lisa Sachs, Andrea Thomson. Ce premier cours avait été un fiasco total. Leur dissection de souris avait été pathétique. Heureusement que ce n'était pas noté, elles étaient bonnes pour un D, et pas D pour dissection, plutôt D pour désintégrer ! La souris s'était coupée en deux. Andrea n'avait pas la main assez délicate.
Depuis, elles étaient toujours fourrées ensemble. Quand Lisa était sortie avec Jason, le meilleur ami de Danny, Andrea s'en était rapprochée. Elle le trouvait tellement beau, tellement charmant, elle était folle de son sourire. Ce sourire d'ange et ces yeux couleur ciel, un ciel que l'on ne retrouve que sur la Cote d'Azur...Elle se prenait à penser à lui le soir, dans son lit, le matin au petit déjeuner, pendant les examens, pendant les cours. Elle le regardait en coin, toujours.
Danny était déjà tombé amoureux d'elle. Un jour, prenant son courage à deux mains, il l'avait invitée au cinéma, voir Harry Potter, le troisième de la série. Aucun des deux ne s'était réellement intéressé au film, Andrea était même incapable d'en faire le résumé à la sortie de la salle. Lorsqu'Harry venait d'entrer à Poudlard, Danny se demandait si poser sa main sur celle d'Andrea serait trop direct. Quelques instants plus tard, lors de son premier cours de sorcellerie, Andrea coupa court aux effusions de Danny et posa sa main sur la sienne. Danny reprit son souffle qui s'emballait. Il sortit sa main de sous la main d'Andrea et la posa dessus. Puis au milieu du film, lorsque Sirius le parrain recherché de Harry refaisait son apparition, Danny retira sa main et passa son bras sur les épaules d'Andrea. Elle se blottit contre lui et ferma les yeux. Bercée par son souffle, elle n'entendait plus rien des péripéties de Harry, Ron, Hermione, sa chouette, son rat ou même sa mère. Finalement, lorsque Harry entreprit le sauvetage de Buck l'hippogriffe, elle regarda Danny avec des yeux pleins d'espoir. Danny la regarda en souriant et ses yeux se fixèrent sur sa bouche. Leurs c½urs battaient, comme si ils allaient sortir de leurs cages thoraciques...Sentiment fort. Andrea posa sa main sur le torse de Danny, celui-ci frémit - hum. Ils fermèrent leurs yeux et leurs bouches s'unirent en un baiser chaste mais qui voulait dire plein de choses...Finalement ce baiser devint plus fougueux, et ils se firent réprimander par ceux qui étaient assis derrière. Ils sortirent en riant et reprirent les choses là ou ils les avaient laissées dans le couloir du cinéma...
Andrea souriait en repensant à tous ces moments. Puis elle comprit : Elle allait devoir vivre sans lui. Elle vacilla et s'écroula par terre. Sa dernière vue fut celle de Lisa, paniquée, qui se penchait sur elle. Puis ses yeux se fermèrent. Elle n'allait pas pouvoir aller bien loin sans son Danny.
# Posté le vendredi 02 janvier 2009 12:36
Modifié le mercredi 29 avril 2009 08:25

Résumé du chapitre 2 : Andrea n'arrive pas à croire qu'elle ne reverra plus jamais Danny. Elle se souvient alors de tous les bons moments qu'elle a passé avec lui : leur première séance de cinéma ensemble, là ou tout à commencé grâce à Harry Potter, leur amour, leur première fois, tout. Lisa, sa meilleure amie, proche de Danny, est choquée aussi. Andrea se souvient de la première fois qu'elle a vu Lisa et du début de leur amitié. Et elle comprend finalement qu'elle n'ira pas loin sans Danny.

Résumé du chapitre 2 : Andrea n'arrive pas à croire qu'elle ne reverra plus jamais Danny. Elle se souvient alors de tous les bons moments qu'elle a passé avec lui : leur première séance de cinéma ensemble, là ou tout à commencé grâce à Harry Potter, leur amour, leur première fois, tout. Lisa, sa meilleure amie, proche de Danny, est choquée aussi. Andrea se souvient de la première fois qu'elle a vu Lisa et du début de leur amitié. Et elle comprend finalement qu'elle n'ira pas loin sans Danny.
5 ans plus tard



Danny leva les yeux de sa guitare et regarda Tom, qui était sur l'ordinateur et qui répondait à leurs fans innombrables sur leur page MySpace. Comme toujours, il écoutait de la musique, et cette fois ci, les Beatles semblaient être en pôle position de sa playlist du moment.

- Ca fait combien de fois que tu l'écoutes ?
- J'ai pas compté, répondit Tom.
- Ca doit bien dépasser les 50 ! grogna Danny.

Il posa sa guitare à terre et s'allongea sur le canapé du salon de chez Tom. Il ferma les yeux, il était extenué, ce qui était compréhensible puisqu'il n'avait pas dormi de la nuit. C'était le 21e anniversaire de Dougie, le jeune bassiste de leur groupe. Ils avaient passé la nuit à faire la fête et il avait fini la soirée avec Olivia, sa copine. Heureusement aujourd'hui leur journée n'était pas très chargée. Ils avaient juste une interview ce soir, pour un magasine de musique, le meilleur de la presse. Tandis qu'il réfléchissait – du moins qu'il essayait de réfléchir, il n'était que 13 heures et son cerveau était encore un peu embrumé – il sentit un poids s'avachir sur ses pieds. Il poussa un cri qui ne fit qu'augmenter la densité de sa migraine, puis il ouvrit les yeux et il vit que le poids n'était d'autre que celui de son ami Harrold, Harry pour les intimes.

- T'es dingue mec ! Tu m'as fait trop mal !
- Tu déconnes, j'ai juste écrasé tes pieds, j't'ai pas aplati la tronche ! répondit Harry avec un regard rieur.
- Tas pensé à faire de l'exercice un peu ? Je sais pas si tu t'empâtes ou quoi, mais ton cul fait de moins en moins dans le petit calibre...

Harry lui balança un coussin sur la figure et lui écrasa un peu plus les pieds pour la forme. Puis il se leva et ouvrit la fenêtre du salon. Puis un sourire s'afficha sur son visage, qui avait plus ou moins bonne mine. Il était moins fatigué que Danny, il n'avait pas passé une nuit comme celle de Danny, sa copine Izzy, violoniste, étant en tournée avec son groupe.

- Fatigué le Jones ?

Danny lui retourna un majeur élégamment levé. Harry éclata de rire et lui retourna son majeur également, auquel il ajouta son index pour faire bonne impression, et Tom prit le relais.

- Tu vas être beau pour l'interview de ce soir Dan' ! J'te signale qu'on va prendre des photos...
- J'ai le temps pour être beau avant ce soir. Et puis je suis toujours très beau.
- Oui enfin, vu l'état dans lequel tu es, je sais pas si quelque chose pourra te rendre présentable ! renchérit une nouvelle voix.

Dougie venait de se réveiller. Et la remarque qu'il venait de faire à Danny était d'autant plus paradoxale que son état à lui était pire que celui de ses amis. Il était débraillé, avec des cernes qui recouvraient la moitié de ses joues – un combat de boxe contre un poids lourd aurait eu le même effet. Malgré tout, il gardait son charme : il n'avait que 21 ans depuis hier et n'importe quelle fille aurait été heureuse de pouvoir le remettre dans un état présentable. N'est ce pas ?

- Dougiiiiie ! s'écria Harry. T'es un grand garçon maintenant, et les grands garçons ne font pas des remarques comme ça !
- Je m'imaginais que cette nuit ferait en toi une mutation, genre tu deviendrais plus beau, plus intelligent...Raté.

Dougie tira la langue à Danny, qui venait de faire la remarque. Une fois qu'on avait passé le cap des 20 ans, les années passaient tellement vite... Cela faisait 5 ans qu'ils étaient ensemble, 5 ans qu'ils avaient joué ensemble pour la première fois, 5 ans qu'ils avaient vu cette lueur dans les yeux de Tom qui avait enfin, enfin trouvé son groupe. Ils avaient vécu beaucoup de choses en cinq ans : ils avaient sorti plusieurs albums, avaient souvent été en tête des charts, et avaient atteint leur but : jouer la musique qu'ils aimaient en brûlant les planches, en étant reconnus, renommés et aimés pour ce qu'ils faisaient.
Dougie s'assit dans un fauteuil et entreprit de jouer avec les cheveux de Danny, qui se trouvaient à portée de bras. Il était frappé d'une nostalgie assez étrange. Tout était silencieux : Danny s'était assoupi, le regard de Harry s'était perdu quelque part dans Londres et le seul son venant de Tom était le cliquetis de la souris qu'il faisait glisser sous sa main. Dougie observa les mèches blondes du guitariste et sourit en se souvenant de la couleur de ses cheveux, à ses débuts. Qu'est ce qu'ils avaient changé, quand même. La silhouette musclée de Harry n'avait pas toujours été aussi musclée. Lui-même, Dougie, avait grandi, mûri. Et pourtant au fond ils étaient toujours les mêmes. Danny avait toujours ce coté joyeux et optimiste. Dougie était toujours le petit timide, Harry le sportif charmeur par excellence et Tom l'artiste, le musicien confirmé qui voulait toujours faire plus, aller plus loin, et qui se réservait le plaisir d'écrire leurs textes. Tous aimaient ce qu'ils faisaient. Tous aimaient la vie qu'ils menaient. Malgré les difficultés auxquelles ils se heurtaient – comme par exemple se réveiller à un lendemain de fête avec la gueule de bois et l'obligation d'être beaux pour prendre des photos. Dougie sourit. Sa vie était exactement comme il l'avait toujours voulue, et il savait que beaucoup de personnes étaient loin d'avoir cette chance.


# Posté le vendredi 02 janvier 2009 12:38
Modifié le mercredi 29 avril 2009 08:28

Résumé du chapitre 3 : 5 ans ont passé. Les McFly – groupe composé de Danny, Tom, Harrold dit Harry et Douglas dit Dougie- fait un carton en Angleterre. Dougie vient de fêter ses 21 ans et les garçons sortent d'une nuit assez mouvementée. Danny l'a passée avec sa copine du moment, Olivia Shawn. Tous sont fatigués et ont une interview à assurer en fin d'après midi. Dougie, avec nostalgie, se souvient de leurs 5 années passées ensemble, depuis leur premier concert à Londres. Et clot son monologue de pensée en se disant qu'il a vraiment de la chance de vivre une vie comme la sienne.

Résumé du chapitre 3 : 5 ans ont passé. Les McFly – groupe composé de Danny, Tom, Harrold dit Harry et Douglas dit Dougie- fait un carton en Angleterre. Dougie vient de fêter ses 21 ans et les garçons sortent d'une nuit assez mouvementée. Danny l'a passée avec sa copine du moment, Olivia Shawn. Tous sont fatigués et ont une interview à assurer en fin d'après midi. Dougie, avec nostalgie, se souvient de leurs 5 années passées ensemble, depuis leur premier concert à Londres. Et clot son monologue de pensée en se disant qu'il a vraiment de la chance de vivre une vie comme la sienne.
- Putain, quelle vie de merde !
- Andy calme toi, c'est pas en répétant ça sans arrêt que ça va changer quelque chose. Et les gens te regardent comme si tu sortais de Bedlam!

Une fois de plus, Lisa venait de faire preuve de bon sens. Andrea, journaliste chez « Rolling Stones », le must des magazines musicaux, sortait d'une interview qu'elle qualifiait elle-même de « merdique », et venait de rejoindre son amie dans la file d'un Starbucks.

- Qu'est ce qu'il s'est passé encore ? demanda Lisa.
- Je viens d'interviewer ce groupe de jeunes, tu sais celui qui fait fureur sur le net, le groupe de petits mecs là...Qui fait de la « musique ». Franchement. T'appelles ça de la musique ?
- Je sais même pas de qui tu parles.
- Mais tu sais le groupe là...Ah voilà : Let's destroy. Même leur nom est pourri. Bref, moyenne d'âge : 15-17 ans. Imagine le topo. La gentille Andy qui pose gentiment ses questions en attendant gentiment des réponses pour pouvoir gentiment se casser, et les quatre trous du cul pré pubères qui ne savent pas aligner trois mots sans pouffer comme des imbéciles ou faire des remarques dont on se serait très bien passées. Tu vois le truc ?

Soupir de la part de Lisa.

- J'ai fait pareil. Le plus jeune, celui qui a eu 15 ans le mois dernier, m'a demandé mon numéro de télephone.
- Tu le lui as donné j'imagine.
- Bien sûr. Il ne manquerait plus que je passe pour une pédophile.

Après avoir pris leurs boissons et quelques muffins, cookies & compagnie, elles s'installèrent à une table contre la vitre. Andy soupira. Sa journée était vraiment au summum de la nullité. Ce matin, elle avait du se lever à 7h00 car elle était attendue à la rédaction pour une réunion « super importante », ha. De 8h00 à 12h00, elle avait passé son temps à sourire, à parler aux représentants des autres magazines, à négocier avec es imprimeurs, à faire son boulot quoi. Elle était certes journalistes, mais elle faisait surtout partie du groupe gérant de Rolling Stones. Et ses supérieurs aimaient beaucoup avoir son avis pour telle ou telle chose, elle était reputée pour avoir bon goût et pour savoir découvrir les talents de demain. Une fois sortie, elle avait pris un sandwich à la va-vite et avait du interviewer Let's destroy. Il était maintenant 16 heures et elle se disait que sa journée avait atteint le maximum atteignable. Qu'on ne pouvait pas faire pire. (Ne jamais provoquer le destin. Mais on y reviendra plus tard.)
Elle avait beau se plaindre, elle aimait son boulot. Se plaindre faisait partie de ses habitudes : à vrai dire, elle ne se voyait faire rien d'autre.

- Et toi Liz' ? Tu fais quoi aujourd'hui ?
- Shopping. Toute l'aprèm. J'suis en day-off, dit-elle en souriant. J'ai déjà acheté plein de trucs. T'as quelque chose de prévu après ?
- Non. Pourquoi ?
- Ca fait un moment qu'on a pas mangé japonais. Ca te dirait ?

Andrea regarda Lisa en souriant. Elle avait toujours le bon mot pour lui remonter le moral. Elles étaient de vieilles amies et Andrea se disait souvent que la vie serait beaucoup moins drôle sans Lisa.

- Et comment.

Un ange passa. Elles burent leur café en silence. Andrea le brisa (le silence, pas le café) .

- Comment ça va, alors, avec David ?

Lisa fit un geste de dédain.

- On a rompu. Enfin pas officiellement mais ça ne devrait pas tarder.
- Ca fait combien de temps ? demanda Andrea en souriant.
- Une semaine et demi. Quoi ? Rétorqua-t'elle en voyant le regard moqueur de son amie. C'est long !
- Très long. Excuse moi.
- Et toi ? Coté c½ur ?

Ooooooooh. Touchée.

- Rien. Le bide total.
- Mais si, tu sais ce gars là...A la soirée ? Aaron ? Le brun, celui avec l...
- Non.
- Andrea, tu sais que tu devrais vraiment te reprendre en main. Oublie le. Il va quand même pas te hanter toute ta vie.

Andrea esquissa un pauvre sourire.

- Ben peut-être que si.

Elle contempla son café, avant d'être arrachée de ses pensées par la sonnerie stridente de son téléphone portable. Elle regarda l'écran : « Paul ». Son patron.

- Oh merde. C'est Paul.

Lisa lui lança un regard qui montrait qu'elle compatissait. Paul était gentil, mais c'était quand même leur patron- il était donc par définition porteur de mauvaises nouvelles. Andrea décrocha.

- Paul ! Quelle bonne surprise. Oui j'ai fini, je suis avec Lisa. Oui, je vais au japonais avec Lisa. Ah, pour le boulot ? Euh, non, j'ai rien de prévu. [...] Oh non, pas ce soir. Pitié. Mais pourquoi ? Steph devait pas s'en charger ? [...] Malade ? Tu plaisantes, hier elle était au bureau et elle à fait tournée générale de cookies... Paul s'il te plait, pas ce soir. Obligée ? [...] Pfffff. Non je rouspète pas, je soupire. J'ai déjà eu une journée pourrie Paul. Super important, tu parles. Bon. En même temps j'ai pas le choix, si ? Bon ben alors. Oui c'est ça, à tout à l'heure. On se retrouve là-bas. C'est ça. Salut.

Elle raccrocha. Lisa lui jeta un regard interrogateur. Andrea inspira et lâcha d'une seule traite :

- Je suis désolée, mais le resto va devoir être reporté. Paul m'attend ce soir pour une interview. Je ne sais même pas qui je vais interviewer et quelles questions je vais poser, vu qu'il sera là-bas, au Ritz, et qu'il me donnera les questions que Steph avait préparées.
- C'est qui le groupe ?
- J'en sais rien, je sais même pas si c'est un groupe et si tu veux tout savoir je m'en contrebalance.
- Donc tu dois partir.
- Oui. Pour me coltiner des gens qui pètent plus haut que leur cul, sous l'½il de mon patron et en faisant une interview que je n'ai même pas préparée.
- Bon courage.

Andrea poussa –encore- un long soupir, se leva et remit son manteau. En sortant, elle se retourna vers Liz'.

- Si tu croises Steph', dis lui que je la déteste.
- Ok.
- Et que ses cookies était dégueu.

Menteuse !
# Posté le vendredi 02 janvier 2009 12:41
Modifié le mercredi 29 avril 2009 08:31

Résumé du chapitre 4 : Andrea a maintenant 23 ans. Elle est journaliste chez « Rolling Stone », magasine musical, métier qu'elle a toujours voulu faire. Lisa et elle sont toujours ensemble et Lisa est aussi devenue journaliste. Mais Andrea a passé une journée pourrie : elle a interviewé un groupe idiot et doit remplacer au pied levé une collègue malade qui ne peut pas assurer une interview. Andrea ne sait pas qui elle va interviewer et quelles questions elle va poser. Elle devra improviser. Ses plans de soirée avec Lisa tombent à l'eau, ce qui la rend hargneuse, malgré la bonne humeur de Lisa qui réussit un peu à lui remonter le moral.

Résumé du chapitre 4 : Andrea a maintenant 23 ans. Elle est journaliste chez « Rolling Stone », magasine musical, métier qu'elle a toujours voulu faire. Lisa et elle sont toujours ensemble et Lisa est aussi devenue journaliste. Mais Andrea a passé une journée pourrie : elle a interviewé un groupe idiot et doit remplacer au pied levé une collègue malade qui ne peut pas assurer une interview. Andrea ne sait pas qui elle va interviewer et quelles questions elle va poser. Elle devra improviser. Ses plans de soirée avec Lisa tombent à l'eau, ce qui la rend hargneuse, malgré la bonne humeur de Lisa qui réussit un peu à lui remonter le moral.
Dougie s'affala sur le canapé du Ritz. Il remit ses cheveux en place sous son bandeau – ouais c'était son nouveau truc, les bandeaux autour de la tête. Il était rasé et douché de frais, et rien ne laissait penser qu'il avait passé une nuit blanche comme neige. Comme tous les autres. Harry parlait avec Danny et Tom parlait avec Jason, qui était entre temps devenu leur producteur.

- D'accord, et c'est quel genre d'interview ?
- Basique. Le genre « qu'avez-vous fait hier soir pour l'anniversaire de Dougie » ou « votre c½ur est-il pris »...Tu vois le genre ?
- Ouais ouais. Bon, on va faire ça vite fait et je rentre chez moi ok ? J'suis crevé.
- Pas de souci.

Tom sortit son iPod et fit défiler la liste des artistes jusqu'à tomber sur « Still Loving you » des Scorpions. Puis il ferma les yeux et se laissa bercer par la voie de Klaus Meine.
Harry, lui, soupirait en racontant sa vie à Danny.

- Elle m'a appelé hier. Franchement j'ai l'impression que ça va plus trop. Elle à toujours l'air distante, genre je-t'écoute-mais-je-n'ai-rien-a-foutre-de-ce-que-tu-peux-bien-me-dire.
- Je connais. Mais c'est peut-être que c'est parce qu'elle est juste fatiguée. Elle est en tournée tu sais. Ca fait un petit moment que vous êtes ensemble, et Izzy est pas du genre, euh...volatile, non ?
- Oui mais bon, ça commence à devenir un peu lourd. On verra bien quand elle reviendra. Elle sortira peut-être d'ici là avec un beau...flûtiste, ou contrebassiste de son orchestre, sûrement, dit Harry en riant.
- Tu sais, Olivia est pareille.
- Quoi, Olivia ? Ta Olivia ?
- Oui, elle est pas distante mais...y'a des fois elle est assez...envahissante, tu vois ? Genre, possessive.
- Bah, tant qu'elle fait pas d'expos sur toi...

Danny et Olivia étaient ensemble depuis quelques mois. Elle était photographe et ils s'étaient rencontrés sur un shooting. Et elle était vraiment, vraiment possessive. Le genre à fouiller dans les répertoires et à analyser les boites mail. Certes Danny ne l'avait jamais prise la main dans le sac, mais il était à peu près sur qu'elle se faisait un malin plaisir à le faire...

- Bon, on attend quoi là ? s'exclama Danny. Elle est censée venir quand la journaliste ?
- Bientôt Mr Jones, ne vous inquiétez pas. Elle a été prévenue au pied levé car elle remplace sa collègue malade, mais elle devrait être là très bientôt. Ce n'est qu'une question de minutes.
- Euh, ok répondit Danny, qui s'attendait juste à un « bientôt ! » agacé.

Ce qui le fit passer pour un débile.
Il jeta un coup d'½il à Dougie, dont le regard s'était perdu dans le vide. Ou pas.

- Elle est comment la journaliste ? demanda Dougie ?
- Oh, elle est blonde, grande, fine ... répondit Paul.

Jason siffla. Il n'avait pas changé.

- Elle est jolie ou pas ? demanda Dougie.
- Eh bien, assez, Mr Poynter, lui répondit Paul.
- Ben elle est là, s'écria Dougie comme un gamin, en la montrant du doigt.

Les hommes sont immatures à 21 ans. Encore plus qu'a 20 ans.
En effet, une jeune fille qui devait avoir l'âge des garçons s'avançait vers eux d'un pas leste et assuré. Elle vint saluer son patron et reçut les fiches d'interview. Danny, qui finissait de lacer ses chaussures, leva naturellement les yeux vers elle et leurs regards se croisèrent. Le regard de Danny allait se diriger vers Jason qui l'appelait mais il resta bloqué dans celui de la jeune femme. Comme dans les films, dans les bouquins, dans les récits. Mais là, c'était la vérité vraie. Et c'était assez étrange.

« C'est pas possible, ça peut pas être elle ».

Mais il n'arrivait pas à détacher son regard du sien.

« C'est pas possible, ça peut pas être lui ».

C'était lui. Les mêmes yeux bleus, le même regard pétillant, les mêmes cheveux bouclés, dans lesquels elle avait tant de fois passé ses doigts.
Elle s'était imaginée cette scène tellement de fois qu'elle ne savait même plus comment réagir. De toute façon elle ne pouvait rien faire : ses membres étaient tétanisés et elle était comme paralysée. Comme deux ronds de flan. Ou trois. Voire même quatre.
Elle venait, 5 ans après leur séparation, de retrouver son premier amour Daniel Alan David Jones. Elle n'entendait pas Paul qui lui présentait les McFly. Elle n'entendait pas le ton de la voix de Jason augmenter. Elle ne voyait que lui. Daniel. Ce...

- DANNY ! cria Jason. Bordel, tu m'écoutes ?!
- Je, euh...balbutia-t'il.
- Danny ? chuchota Andrea.
- Andrea, je...

Il ne savait pas quoi dire. Ce qui était assez compréhensible. « Andrea, excuse moi, je suis un connard de t'avoir abandonnée pendant 5 ans, tu veux bien m'embrasser comme tu sais si bien le faire ? ». Tout ce qui allait sortir de sa bouche allait être totalement vide et dénué d'intérêt, encore plus que d'habitude. De toute façon, Andrea ne le regardait même plus. Elle détourna ses yeux, ses beaux yeux qui s'étaient remplis de larmes. Tout lui revenait à l'esprit : merde, il était là, le mec qu'elle avait aimé, son premier amour, dont l'image continuait de la hanter. Reprenant le contrôle de son corps, elle rejoignit Paul à grand pas. Un peu moins assurés qu'à son arrivée.

- Paul, je...Je suis désolée mais je vais vraiment pas pouvoir assurer cette interview...J'te rappelle.

# Posté le vendredi 02 janvier 2009 12:43
Modifié le dimanche 08 février 2009 08:39